Fête de Liesle (Saint Etienne)

Fête de Liesle (Saint Étienne)

Nous devons noter  que ce n’est pas le 26 décembre que saint Étienne a subi le martyre, mais le 3 août, jour où l’Église fête l’invention de ce saint.
C’est pour une double cause que l’Église a placé tout de suite après la Nativité du Seigneur les trois fêtes de saint Jean l’Évangéliste, de saint Étienne et des saints Innocents. D’abord, l’Église a voulu adjoindre au Christ ses premiers compagnons ; ensuite l’Église a voulu réunir les trois genres de martyres dans le voisinage de la naissance du Christ, qui est la raison première de tous les martyres.
L'histoire du culte des reliques de Saint -Étienne à Besançon demanderait une histoire spéciale, nous ne pouvons en dire que quelques mots.

« Sainte Hélène, mère de Constantin dans un voyage à Besançon où Saint Étienne avait déjà une chapelle élevée  par l'Évêque, Saint Lin, au pied du mont Coehus, s'entretint avec Hilan, alors évêque de ce siège, et le conjura de prier Saint Étienne d'intercéder auprès de Dieu pour son fils qui luttait pour l'empire contre Maxence. Elle promit, en récompense, de procurer des reliques de ce Saint à l'église de Besançon. En effet, plus tard, lorsqu'elle alla a Jérusalem, elle demanda des reliques de Saint-Étienne à Macau, évêque de la ville sainte.
Celui ci lui remit avec la dalmatique du Saint, une pierre ceinte de son sceau.
Ces reliques furent envoyées et reçues a Besançon vers l'an 327 . Le tombeau de Saint Etienne fut, comme nous l'avons dit, découvert en 415.
Dès lors, plusieurs églises obtinrent quelques ossements du Saint diacre.
L'empereur Théodose, en 446, fit don de l'os du bras de Saint Étienne, à Célidoine, archevêque de Besançon; il fut reçu avec la plus grande solennité. Lorsqu'on voulut détacher quelques parcelles de cette Sainte relique pour satisfaire les pieux désirs des dix évêques présent à cette cérémonie, le sang coula en abondance de l'ossement aride, et les prélats le recueillirent respectueusement pour l'emporter dans leurs diocèses. Les miracles se multiplièrent, et à mesure, accrurent la piété des fidèles et le concours des pèlerins. Besançon devint comme le centre du culte de Saint Étienne en occident, et le jour où eut lieu le miracle dont nous venons de parler ( 3 août), fut celui ou l'on célébra l'invention des reliques de Saint Étienne dans tout l'occident. Ces reliques, les plus authentiques qu'on pût voir, furent détruites en 1793 (révolution française). En 1832, le cardinal de Rohan, archevêque de Besançon, rapporta de Rome, où repose la plus grande partie du corps de Saint Étienne, un os du bras de ce Saint martyr, ce qui réveilla la dévotion des bisontins à leur Saint protecteur. En 1848, la relique fut richement enchâssée dans un  reliquaire en vermeil, que son éminence le cardinal Mathieu offrit à l'insigne chapitre de son église métropolitaine. La même année, Mgr Mathieu obtint qu'on rendît au culte, l'église de la citadelle bâtie du temps de louis XIV, lorsque Vauban, pour fortifier la ville, fut obligé, de renverser l'ancienne église de Saint Étienne.

L'ordonnance est du 20 décembre et signée Lamoriciere.
Chaque année l'entrée de la citadelle est ouverte au public pour la fête du 26 décembre. »

L'Eglise de Liesle possède une petite relique de Saint Etienne dans un reliquaire que l'on faisait ordinairement baiser aux fidèles lors des messes d'offertoire.
Ainsi, la paroisse de Liesle a choisi de fêter son Saint Patron le dimanche qui suit le 3 août plutôt que le lendemain de la fête de la nativité.
Il est bien légitime de penser que la clémence du temps d'août serait propice à faire la fête !

 


Sources:  - bulletin du Chanoine Boillot
               - La légende dorée, Jacques de Voragine
               - Vies des Saints tome 9, Les bollandistes.