Le château des comtes de Poligny

                Marie Jeanne Xavière de POLIGNY (décédée le 31 juillet 1855), dernière descendante des "Comtes de POLIGNY" propriétaire des châteaux d’Evans et de Liesle, épouse le 11 janvier 1791, Charles François Xavier HUGON d’AUGICOURT (né le 9 février 1758), conseiller au parlement de Besançon.      

      De leur union naît, le 24 juillet 1796, Marie Joseph HUGON d’AUGICOURT.

      En 1814, ce dernier est garde du corps du roi Louis XVIII.

      Il prend le nom de sa mère avec le titre de "Comte de POLIGNY" ce que lui interdit, plus tard, un arrêté de la cour impériale de Besançon du 6 février 1866.

      Il épouse Denise Octavie de BOMMARCHANT, de Salins, le 11 avril 1836.

      Auteur d’une histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne en deux volumes, il écrit, à la suite de l’arrêt du 06 février 1866, une petite notice intitulée "acer adpugnam redit" dans laquelle il donne une généalogie de sa famille, dont il fait remonter les origines jusqu’au début du XIIIè siècle.

      Il est le dernier occupant du château de Liesle et décède le 16 novembre 1896, à plus de 100 ans. Il est inhumé dans la chapelle funéraire du cimetière de Liesle, auprès de sa femme (décédée à Liesle, le 4 août 1889).

      En 1900, sous le pastorat de Mgr Fulbert PETIT, ses héritiers mettent le château, à la disposition des archevêques de Besançon comme maison de campagne.

      En 1923, l’archevêché fonde, dans une grande maison  vis à vis du château, l’Institution Notre Dame de Grâce (séminaire), pour les missions de Liesle. Devant l’importance prise par les effectifs, les sœurs de la Sagesse (chargées des services du séminaire), les  professeurs (pères Montfortains) et les séminaristes sont transférés à Pelousey, en 1934.

      Le Château et ses dépendances deviennent, alors, propriété légale et canonique de l’Association Diocésaine de Besançon. A l’appel du cardinal BINET, les religieuses du Pauvre Enfant Jésus, congrégation de Remiremont (Vosges), fondent un orphelinat et une pension de famille pour dames, dans les dépendances, tandis que le château devient "maison de retraite" pour les prêtres diocésains.

      En 1992 la congrégation des sœurs du Pauvre Enfant Jésus regagne la maison des Vosges, les prêtres retraités quittent le château et cèdent la place aux Travailleuses Missionnaires du père ROUSSEL GALLE.

 

Extrait du bulletin municipal "ad perpetuam memoriam" de janvier 2007.