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(suite) Admis à la Société d’Emulation du Doubs depuis 1879, il participe à la Conférence Saint François de Sales. Cénacle littéraire, cette conférence est très fermée, on y parle de la révision de la Constitution de 1875, de la crise agricole, de la poésie de Victor Hugo…
Membre, de 1889 à 1933, de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Besançon (il en est président dès 1909), Maurice LAMBERT est remarqué pour son érudition. Il parle aussi bien du poète Frédéric Bataille que du Maréchal Moncey ou de l’humanité des savants comme Georges Cuvier ou Louis Pasteur. Il est de plus rédacteur pour les Annales franc-comtoises et conseiller municipal de Liesle pendant plusieurs années. Il a fait une étude sur la correspondance de Pierre Joseph Proudhon avec son cousin Melchior Proudhon.
Il étudie aussi l’histoire de la Franche-Comté, publie Les Fédérations en Franche-Comté et la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 et entreprend un travail sur les Mémoires de Hugon d’Augicourt, comte de Poligny, travail que la mort ne lui permit pas d’achever. Hugon d’Augicourt, comte de Poligny, témoin oculaire de la chute de Charles X, vivait à Liesle dans le château, actuellement occupé par les Travailleuses Missionnaires.
Durant sa retraite, Maurice Lambert sut se rendre utile et se consacra complètement à des œuvres sociales et charitables. Il s’intéressa particulièrement à l’œuvre des Petites Sœurs des Pauvres et fut l’un des créateurs du Cercle d’ouvriers, rue Ronchaux à Besançon.
Intransigeant dans les discussions d’idées morales ou religieuses, il était d’une grande tolérance envers les personnes, estimant qu’il est toujours possible de s’entendre avec les "hommes de bonne volonté".
Son dévouement, son désintéressement, sa haute conscience furent publiquement et tardivement reconnus; en 1932 il reçut la Croix de la Légion d’Honneur.
Il rendit son dernier soupir, le 12 février 1933, avant d’avoir achevé son dernier travail philosophique intitulé L’homme en face de l’éternité.
"Ses obsèques à Liesle furent une pieuse manifestation de sympathie et de regret..."
Dans son éloge funèbre, le bâtonnier Julien Durand dit de lui : "une de ces nobles figures qui sont la fierté et la parure de notre vieux pays et qui réunissent en elles tout ce que les générations de braves gens de France ont accumulé de droiture, de dignité, de finesse…"
Et Léon Germain, conseiller à la Cour d’appel de Besançon, écrit : "aussi nous appartient-il, pour l’exemple des générations qui montent, d’évoquer le souvenir de cet infatigable travailleur, de ce parfait honnête homme, de ce grand chrétien dont la vie a toujours été droite comme le Devoir, simple et claire comme la Vérité ! ".
(1) Pandectes: recueil de décisions des jurisconsultes romains.
A partir d’archives, en particulier le Bulletin de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts - 2ème trimestre 1933. Extrait du bulletin municipal "ad perpetuam memoriam" de janvier 2007 (texte : Jean JOURDAN).
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